Linux pourquoi et comment

  • Auteurs :
    • ChristopheDubreuil
  • Version : 1.0

  • Date de création :

    19/05/2015

  • Modification : Pas de modification

  • Status : En cours d'écriture

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      Version initiale

      19/05/2015


1   Linux fonctionne-t’il correctement dans le réseau

Linux fonctionne sans problème dans le domaine (à une petite exception près qui est que la distribution de devoir n'est pas opérationnelle).

Une fois en place, on peut s'authentifier en utilisant les identifiants réseau, monter ses partages, imprimer, aller sur internet, ....

2   Dispose-t'on des applications Windows dans Linux ?

La réponse est double, selon ce que l'on nomme application Windows : De nombreuses applications opensource (firefox, libreoffice, vlc, ...) existent à la fois sous windows et sous linux. Il est donc bien entendu possible d'avoir ses applications sous linux.

Par contre, la suite Microsoft Office n'est pas disponible sous linux.

Ensuite, il n'est pas possible de lancer un exécutable créé pour windows sous linux.

3   wine est-il utilisable pour faire fonctionner des applications windows sous linux

La réponse est à nouveau double :

Oui le projet existe, et permet de faire tourner de nombreuses applications windows sous linux.

Cependant, wine est une ré-implémentation 'bug à bug" de windows dans linux.

Le fonctionnement d'une application n'est pas garanti

La stabilité des applications sous wine est en générale inférieure à celle rencontrée dans l'environnement natif

Le meilleur émulateur Windows est ..... Windows

La maintenance du wine et la mise à jour des applications restent des opérations complexes et hasardeuses

4   Linux a-t-il un intérêt par rapport à windows dans ce cas ?

Indubitablement oui :

Les distributions linux ( Debian, ubuntu, fedora, ...) ou unix-like (basés autour de bsd) présentent des avantages certains :

  • Grande stabilité de l'OS.
  • Extrême rareté des virus, donc pas de protection antivirale coûteuse en ressource et en bande passante.
  • gratuité de la majorité des applications
  • panel applicatif très large, permettant dans la plupart des cas de faire la même chose que sous windows

5   Donc pourquoi ne pas l'installer partout à la place de windows ?

Plusieurs raisons à cela :

Bien que très simple d'emploi dans un environnement de type gnome (très proche du mac), ou assez semblable à Windows lorsque l'on travaille avec KDE, Linux n'est pas windows.

Les usagers doivent être formés et accompagnés pour qu'ils puissent prendre en main Linux dans de bonnes conditions.

Forcer la main aux usagers en leur imposant l'installation d'un linux à la place d'un windows conduit systématiquement à l'échec. Il faut que l'usager ait envie de ce changement.

Il n'est donc pas possible d'installer Linux à la place de windows de but en blanc.

Par contre, en accompagnant correctement les usagers, en les formant, en les aidant à adapter leur pratiques, en leur permettant d'avoir le même outil de travail à la maison, on peut envisager de déployer du linux

6   Pourquoi ne pas systématiser la double-boot sur toutes les machines

Techniquement, le double-boot ne pose aucun problème. Par contre, un linux, comme un windows, viellit. Il doit être régulièrement mis à jour.

Si on met en place une double boot, et que le linux n'est jamais démarré, il y a de fortes chance que le jour ou on a besoin du linux, il ne soit pas à jour, et que les logiciels proposés soient obsolètes.

A part dans certains lieux très particuliers (Salle des profs), les stations seront démarrées soit sous windows, soit sous linux, mais rarement de manière équilibrée

De plus, dans les salles de passage, comme la salle des profs, les usagers ne prennent pas le temps de redémarrer le poste pour changer d'environnement. Du coup, la machine reste sous l'environnement sous lequel elle est démarrée, la plupart du temps windows.

7   Si on accompagne correctement les usagers, quels difficultés y-a-t-il a mettre en place du linux sur certains secteurs (langues, cdi, ...)

Remplacer des postes autonomes windows poste autonomes linux pose un certain nombre de problème :

  1. Linux crée un "home" pour chaque usager qui contient l'intégralité de ses données, notamment les données de session et de configuration applicatives. Comme il n'y a pas de profil sous linux, il faut se poser la question de la personnalisation des environnements de travail lorsque les usagers vont passer d'un poste à l'autre. Comment retrouvent-ils leurs petits, comment faire pour détourner le dossier "documents" sur des dossiers réseaux.

Le montage nfs fonctionne, mais si on multiplie le nombre de clients lourds, la charge et le trafic réseau risque d'augmenter de manière importante.

Les réglages usagers ne sont pas simple a réaliser ( comment configurer le proxy usager par usager par exemple ).

Il existe bien entendu des techniques pour faire cela, mais ce n'est pas forcément du "clé en main".

  1. Comment maintenir un parc linux sans avoir à passer poste à poste pour déployer telle ou telle application ? C'est possible avec des outils genre puppet, mais la prise en main et le déploiement n'est pas forcément simple.
  2. Mettre en place l'authenfication sur LDAP et monter automatiquement les partages samba ( qui sont en DFS ) n'est pas une opération technique simple.

Donc déployer du linux à la main et en poste à poste, sans outils de production, est une opération lourde, qui au final ne présente pas d'avantage par rapport à Windows

8   Maintenance des postes de travail dans le futur dispositif région

La région est en train de mettre en place un dispositif de maintenance des postes informatique. La région ne pourra assumer cette mission que si les postes sont tous configurés de manière identique, et dispose d'outils en permettant la maintenance.

Si on déploie du linux sur un établissement, il faut s'assurer que les machines ainsi déployées pourront être prise en charge par la région d'ici 2 ans.

9   En fin de compte, quelles solutions pour Linux dans les établissements ?

Au final, il ne faut pas partir la fleur au fusil, sans quoi on risque de s'enfermer dans une maintenance aussi lourde ( voire plus ) que sous windows. Pourtant, Linux peux facilement remplacer windows, et permettre d'avoir des postes fiables et stable, mais a condition d'anticiper les problèmes de "massification"

Le GIP propose trois méthodes pour limiter les problèmes évoqués ci-dessus :

  • Les clients fin légers
  • Les clients fin fat
  • Les clients lourds déployés par OPSI

9.1   Les clients fin légers

Ce sont des clients fin qui démarrent à travers le réseau. Ils montent un système minimaliste et se connectent à un serveur d'application distant ( qui peut être sous windows ou sous linux ).

La charge de travail est supportée par le serveur d'application qui fait tourner tout l'environnement. Il n'y a qu'une seule machine a maintenir ( le serveur d'application ), donc grande simplification de la maintenance, qui peut-être envisagée sans déployer des trésors d'industrialisation.

Avantages :
  • c'est le serveur qui fait tourner les applications. Donc on peut faire démarrer un OpenOffice en 3 secondes sur un client antédiluvien pour peut qu'il supporte une carte réseau 100M et une affichage correctement accéléré.
  • os minimaliste, donc démarrage très rapide ( 10 à 15 secondes couramment constaté )
  • tous les usagers sont connectés sur le même serveur, donc pas de multiplication des environnements de travail, des configurations, ...
Inconvénients :
  • Investissement initial dans un ou des serveurs costauds (2 processeur et 16 G de ram pour 20 clients)
  • les videos sont lentes ( le flux video est affiché sur le serveur d'application et transmis aux clients sur le protocole X (sacades ))
  • si une application se met en vrac ( flashplayer ou firefox par exemple ), toute la machine s'en trouve ralentie, et dans certains cas devient inutilisable

9.2   Les clients fin fat

Ce sont aussi des client fin dans le sens qu'ils démarrent à travers le lan, et n'ont rien de stocké sur les disques locaux. Une seule image a maintenir pour les postes de travail. C'est une sorte de VDI.

Par contre, contraitement au client fin léger, le client est fat. C'est à dire que l'ensemble du système d'exploitation fonctionne dans le client. On charge le réseau, mais pas les serveurs. Le serveur n'est plus serveur d'application, mais devient simplement serveur d'authentification et de montage d'espace de stockage. Les applications tournant sur le client fin lui-même, les machines doivent être raisonnablement dimensionnées ( processeur relativement performant et 1G de ram ). Les applications tournent à la même vitesse qu'un linux traditionnel.

Avantages :
  • Le plantage d'une appli plante le client, mais pas les autres
  • Vidéo fluides ( puisque l'outil qui affiche la vidéo tourne dans le client, et peut utiliser les accélérations matérielle
  • maintenance d'une seule image ( ou de quelques images ) pour tout le parc
  • possibilité de sélectionner les images a mettre en fonction des type de machines ( basculement automatique en client fin si la machine est trop peu puissante )
  • Le serveur ne servant que des images, mais ne faisant pas tourner les applis, on peut monter jusqu'à 80 clients par serveurs ( Monod est monté jusqu'à 100, mais c'était un peu juste, on a mis un second serveur pour soulager tout ca ).
  • Les données restent sur un seul serveur, comme pour les clients fins legers.
Inconvénients :
  • Images plus lourdes, donc démarrage des clients plus lents ( comme une station traditionnelle sous linux )
  • besoin d'un serveur distribuer les images

9.3   Déploiement par OPSI

OPSI vient de sortir un module de déploiement pour linux. Ce module permet le déploiement de machine comme pour windows, directement depuis OPSI. L'aventage de cette solution est qu'il est ensuite possible de piloter l'ensemble du processus depuis la console d'opsi. La création de paquet applicatif est extrèmement simple, puisque cela consiste a lancer la commande d'installation du paquet sous linux. On obtient ainsi une solution cohérente et intégrée au reste, et donc facilement maintenable
Avantage :
  • conforme au plan de déploiement régional
  • déploiement automatisé et centralisé
  • maitrise du déploiement applicatif
  • intégration dans les outils existants ( outils d'inventaire, déploiement d'opsi, extinction des station, .... )
Inconvénient :
  • Le module n'est pas encore libéré. Il est en co-fonderie. Il coute 2000 € pour 500 postes.
  • Il faut régler les différents problème évoqués au dessus, mais comme on envisage du paquet, la normalisation est plus simple.

10   Conclusion

Il y a donc deux manière viables pour disposer de linux dans les établissements : * Rendre linux disponible à travers les des client légers (fin ou lours) * déployer via opsi

Tout dépends en fin de compte du projet, du nombre de stations concernées, ...

AdminDocs: Linux pour quoi faire, commment faire (last edited 06/06/2016 17:04:13 by NicolasLebrun)